Scandale Au Val d’Aran!
Comment Un lutin fait vaciller la Famille Boya et la grande distribution frontalière !
De la même façon que les montagnes tutoient le ciel, les affaires florissantes de la grande Famille Boya poussent comme des champignons après la pluie (mais en moins comestibles).
Les mauvaises langues parleraient d’un système mafieu mélangeant politique et affaires, de fesses aussi, mais moi non! Je ne mange pas de cette fesse là !
Pourtant z’aujourd’hui nous allons à Lès, (désolé mais j’adore les liaisons dangereuses!), ou un certain Alberto Boya, brave homme mais directeur général implacable depuis des décennies, gère son supermercado frontalier avec la précision d'un horloger suisse souffrant de TOC et la souplesse d'un mammouth congelé. Sisi, ça existe!!! La preuve !
Alberto portait de temps à autre son tablier comme Louis XIV portait sa couronne - avec une arrogance qui aurait fait rougir un paon.
Ses mocassins vernis reflétaient si bien la lumière qu'on aurait pu s'en servir pour faire des signaux de détresse. "Le chaos", disait-il souvent, "c'est bon pour les artistes pas pour les comptables. Et surtout pas dans mon supermercado et mon bureau de tabac." T’es sûre Alberto que tu n’as pas autre chose sous le coude? Oui? Non?
Non me répond-il à l’oreille, moi Je suis là pour plumer du français et puis c’est tout!
Or, par un beau matin de Janvier où les prix étaient aussi fixes que les convictions d’Alberto, débarqua Erulet. Imaginez un être du folklore pyrénéen, petit comme trois pommes, (bio, évidemment), mais doté d’un sourire de cul à faire tourner instantanément une bière ambrée de la brasserie du Venasque.
"Dégage de mon magasin !" avait beuglé Alberto, avec la délicatesse d'une locomotive à vapeur. "Tu ressembles à un slip humide oublié dans la machine à laver publique de Manuel à Luchon !"
Erulet, qui jusqu'ici n'avait jamais réfléchi à sa ressemblance avec un sous-vêtement mouillé, de surcroît dans la laverie d’un portugais luchonnais, sentit son amour-propre faire une chute libre sans parachute. Tout le monde n’a pas la chance d’être un client de chez Soaring à Luchon! Trop hype trop cher Soaring? A voir!!!
Alors rappelons à nos chers lecteurs que dans le folklore pyrénéen, on n'insulte pas un être mythologique sans en payer les conséquences. C'est écrit quelque part, probablement en tout petit sur l'étiquette d'un fromage local made in val d’aran de Roumanie.
Par ailleurs, Je recommande à mes chers nouveaux abonnés de lire l’article sur Tantugou ici, https://open.substack.com/pub/trufander/p/tantugou-la-legende-pyreneenne-qui?r=3a9q9y&utm_campaign=post&utm_medium=web&showWelcomeOnShare=true, autre figure illustre quoiqu’oubliée, mais pas par moi, la preuve …!
"Ah, tu veux jouer au plus malin ?" marmonna Erulet. "Et ben Je vais te montrer ce que c'est qu'un vrai bordel arithmétique, mon petit père."
Et c'est ainsi que commença la plus grande révolution des prix depuis l'invention de la remise à zéro.
Un grand bordel ( pas comme celui de Vielha non plus!) qui fait encore aujourd’hui le bonheur des touristes et locaux qui passent sans honte et sans reproche le col du portillon!
D’ailleurs je prierais l’énergumène en utilitaire blanc Toyota qui m’a doublé comme un sagouin de la pire espèce hier en fin d’après midi, dans la descente vers saint Mamet, de venir s excuser auprès de mon teckel pour l’avoir sorti de sa sieste après une grosse balade ! Merci !
Chaque matin, donc, les étiquettes se mettaient à danser la gigue, les codes-barres se tordaient de rire, et les prix... ah, les prix ! Ils devenaient aussi fantaisistes qu'un poème dadaïste récité par un perroquet ivre.
Un jambon ibérique à 3 euros ? "Pourquoi pas", disait l'étiquette en clignant de l'œil.
Un paquet de chips à 10 centimes ? "C'est donné !" sussuraient les rayons.
Un litre de lait payable en bitcoins ? "On est modernes ou on ne l'est pas", philosophait la caisse enregistreuse.
Les clients, eux, vivaient leur meilleur moment depuis l'invention des soldes. Ils déambulaient dans les allées comme des enfants dans un parc d'attractions gratuit, remplissant leurs caddies avec l'enthousiasme de pirates découvrant un trésor non déclaré aux impôts. Du moins, on entendait pas le clients français marmonner que l’Espagne c’est plus ce que c’était!
Pendant ce temps là , Alberto virait progressivement du rouge au violet, une teinte particulièrement seyante avec son tablier. "C'est impossible !" hurlait-il aux quatre vents (et au petit cinquième qui passait par là, ben oui car parfois Erulet pète aussi).
"Les prix ne peuvent pas être aussi bas ! C'est contre les lois de la physique ! Contre la morale ! Contre... contre tout, contre moi, l’Espagne, papa et mes stocks options !"
Mais dans l'ombre d'un présentoir de yaourts grecs importés du Maroc et périmés, Erulet ricanait.
Son rire résonnait comme une critique sociale emballée dans du papier bulle - à la fois protégée et prête à péter. Prout!
La situation atteignit son paroxysme lorsqu’Alberto débarqua avec un fusil en plastique dans son costume trois pièces plus cher qu'un studio à Barcelone, marchant comme un pingouin qui aurait avalé un parapluie avec sur la tête un tricorne de la guardia civil!
"Alors comme ça, on brade ma marchandise ?" tonna-t-il, postillonnant sur son pantalon à 500 euros.
C'est précisément ce moment qu'Erulet choisit pour sa vengeance la plus humide.
Perché sur une étagère de produits d'entretien en face de la caisse (oh, l'ironie !), notre lutin soulagea sa vessie mythologique directement sur le pantalon du grand patron. Mon dieu, tant d’urine pour aussi petite vessie! La tache s'étendit comme une marée jaune ou un tsunami thaïlandais sur le tissu italien.
"Mon pantalon !" hurla Don Alberto. "Il est foutu ! C'est un Armani !"
"Non monsieur", corrigea Erulet, invisible, "c'est maintenant un Armarni !"
La Guardia Civil, vexée de voir Alberto porter un tricorne, témoin de la scène, ne savait plus où donner de la tête. Le brigadier Rodriguez sortit son carnet, puis réalisa qu'il n'existait aucun article du code pénal concernant les lutins urineurs.
Mais il était à deux doigts de balancer un bon gros coup de pied au cul de cet Alberto usurpant l’uniforme mythique de la police de Franco et de son arrière arrière petit fils, le prétendant au trône de France, Louis de Bourbon!! Merde alors ! Si ça, ça ne ressemble pas à un pataquès diplomatique… !
Pendant ce temps, les prix continuaient leur danse folle :
- "Poulet fermier à prix d'ami" devint "Poulet premier à prix d'enfui"
- "Poisson frais du jour" se transforma en "Poison frais toujours"
- "Viande de bœuf" s'afficha comme "Viande de bof"
Et sur les pompes à essence :
"Faites le plein d'essence
Profitez de la chance
C'est Boya qui finance
Votre transhumance !"
La confusion atteignit son comble quand la Guardia Civil tenta enfin d'arrêter un caddie suspect qui roulait tout seul, pendant que notre bon Alberto, pantalon souillé et malodorant , poursuivait une étiquette de prix volante en criant "Reviens ici, marge de malheur !"
Les touristes français, rejoints par les locaux espagnols qui faisaient leurs courses chez inter à Cierp Gaud, prévenus par sms de la ronde des prix chez Boya, regardaient ce spectacle assis sur des piles de Sagrès portugaises (à 1 euro le pack, pourquoi se priver ?), philosophant sur le sens de la vie et du commerce moderne.
"Peut-être", se disaient-ils tous, "que le vrai prix du bonheur ne se calcule pas en euros, mais en facéties d’Erulet!
La légende raconte que depuis ce jour, dans tous les magasins Boya du Val d'Aran, les pompes à essence ont parfois des hoquets de générosité, offrant des pleins gratuits aux clients les plus chanceux.
Quant à notre bon Alberto, il ne porte plus que des pantalons imperméables, la Guardia Civil, elle, a créé une unité spéciale "Phénomènes Commerciaux Inexpliqués" à Bossòst!
Morale : Comme le disait ma tante Berthe (qui n'existe pas plus que ma grand-mère, mais qui aurait adoré ces histoires) : "Dans le commerce comme dans la vie, méfiez-vous des lutins qui rient et des patrons qui brillent : les premiers peuvent vous arroser de bonheur, les seconds... juste vous arroser."
Post-scriptum : Si vous passez par le Val d'Aran et que vous trouvez une station-service qui offre de l'essence gratuite, n'oubliez pas de remercier Erulet.
Un petit "Merci" marmonné en direction des Pyrénées suffira. Après tout, même les lutins ont besoin de reconnaissance professionnelle. N’oubliez pas de poster votre merci sur Instagram ou Facebook!
Note : Toute ressemblance avec des personnes existantes serait purement fortuite, sauf pour les lutins, qui de toute façon n'existent pas. Quoique...
Et que Tantugou reste avec vous!






